La filière soie, une filière intéressant la SADC
Ecrit par Kaloum le 13/02/2008La filière soie à Madagascar, une filière très exploitable étant donnée qu’elle n’est pas encore à ce jour, saturée. Exportée vers les pays de l’Union Européenne, elle commence aujourd’hui à intéresser d’autres pays étrangers.
La soie, un tissu de grande noblesse pour les malagasy, semble faire ses effets aux yeux des étrangers de différents pays du monde.
L’exportation de Madagascar semble encore tourner vers les Etats européens, sur tous les produits exportables comme la vanille, le girofle, les letchis et le café. Mais la soie parait aujourd’hui intéresser plus les communautés africaines.
La première dame malagasy a emmené hier, la première dame zambienne, faire une visite d’usine et de fabrication de tissus et produits dérivés de la soie se situant à Ambohimanarina.
Elles ont visité les pépinières de mûriers, les récoltes des cocons…
Au niveau de l’usine, elles ont pris connaissance des activités de transformation de la soie grège an fil de soie, le filage, le moulinage, le découpage, la cuisson.
Pour terminer la visite, des produits finis tels que les châles, les écharpes, les vêtements, les chaussures ont été exposées.
La première dame zambienne semble conquise par la beauté naturelle de la soie malagasy.
Déjà, elle avait aperçu les danseurs et animateurs lors de leur arrivée à l’aéroport d’Ivato et lors de la soirée de gala pour le couronnement du président de la SADC, la nuit du 11 février dernier.
La culture africaine, la mode africaine, pas très éloignée de la mode malagasy. La soie peut satisfaire les clients africains pour leurs habits traditionnels.
Actuellement, avec l’ouverture régionale, l’exportation des produits vers les pays de la SADC semble plus facile. Les protocoles, plus ou moins affaiblies.
Les exportateurs malagasy, devraient se concentrer à partir de cette visite mémorable du président de la Zambie, sur les méthodes applicables pour l’ouverture du marché de la soie vers les pays de la SADC et le NEPAD.
L’entrée vers les pays européens paraît saturée, mais l’entrée vers les pays africains ne fait que débuter.
Tout acteur de cette filière devrait pour cela s’activer et donner le meilleur d’eux-mêmes car cette visite est le point de départ de nouveaux créneaux de marché.







